Showing posts with label textes courts comme une mise en demeure. Show all posts
Showing posts with label textes courts comme une mise en demeure. Show all posts

Saturday, 27 July 2013

Il y a du papier brouillard entre toi et moi..











Il y a du papier brouillard entre toi et moi..



Il s’est glissé ce brouillard leger entre nous..
Je ne l’ai pas vu arriver
Sur la pointe des pieds…
Et maintenant je ne t’apercois plus qu’à peine,
Silhouette légère a mes coté,
Petite ombre glacée
Tu poses sur mon cœur bleu
Tes longs doigts gracieux
Tu joues avec cette félure
Sans savoir que tu me l’as faite
Le jour ou tu m’as fait voler
Je ne savais pas qu’un simple geste pouvait effacer
Tout l’amour et la lumiere,
Un simple geste
Et c’est a nouveau les battements de cœur manqués
Et enfin l’obscurité…

Thursday, 4 October 2012

Les dimanches soirs




















Il existe deux sortes d’être humains.

Ceux pour qui le dimanche soir est un soir comme les autres.

Et les autres…

Ceux qui savent que le dimanche soir est un soir maudit, le soir où la créature qui se tapit au fond de nous se décide à pointer le bout de son nez. Le soir où elle montre sa patte griffue noire. Le soir où le cycle précédent est terminé et en commence un autre, nouveau, diffèrent surement, mais inquiétant sans le moindre doute. Le soir où l’angoisse se montre crâneuse et arrogante, sure d’elle et de sa domination. C’est son soir à elle.

Le dimanche soir, alors, monte une onde sombre, une vague triste et oppressante, comme un frémissement du cœur, un frisson léger sous la peau, des larmes qui restent tapies au fond des glandes lacrymales pas très loin de la surface, le ventre qui se resserre, se tend comme un coureur de fond avant le feu du départ. Les doigts se font nerveux, il faut s’occuper à tout prix, éviter de penser, éviter de ressentir, s’étourdir, vrombir de mille moteurs, de mille feux, courir, de soirées en concerts, de bars en restaurants, pour jouir et surtout oublier le temps qui passe et la fin de quelque chose, écho triste d’une fin inexorable plus terrible encore, annoncée par ce damné dimanche soir.

D’autres encore vont se cacher, se terrer dans leur appartement, tranquillement affronter la bête en un tête à tête mortifère dont on n’entrevoit jamais vraiment l’issue, et qui revient à chaque fin de semaine, cycle qui se répète sans fin.

Je suis plutôt de celles qui choisissent l’affrontement silencieux, tapie dans l’ombre de ma chambre, de mon salon, de ma cuisine, prête à passer à l’attaque à chaque faiblesse de la bête, à chaque fois qu’elle semble détourner la tête où baisser les bras. Et alors commence notre enlacement funeste qui ne s’éteint seulement qu’aux premières lueurs de l’aube, harassées, sans vainqueur ni vaincu, simplement en baissant toutes deux les bras…Jusqu’au prochain dimanche soir…

Thursday, 16 August 2012

Entre le chêne et le roseau, je sais...

Je ne crois pas avoir choisi l'un plus que l'autre. On nait tous avec des dons, ou bien l'absence de certains dons, ce qui revient au même.
Moi je ne sais pas plier comme le roseau. J'ignore l'art de ployer sous la volonté d'un autre, sous les cris d'un autre. Je résiste, je garde la tête haute et je crie aussi fort...
Quand il m'a agressée de sa grosse voix vulgaire, dominée de son large corps gras et blanc répugnant, la main dressée menacante prête à frapper, j'ai dardé mon menton, levé la tête, droite comme un i, et j'ai crié mon refus que cet étranger aux miens se permette de me parler comme cela.
J'ai dit NON.
Non à sa violence contenue,
Non à sa grossièreté,
Non à sa domination,
Non à cette forme de virilité qui ne doit son expression qu'à l'annihilation de son alter ego féminin,
Non à la fin de la paix et de la lumière,
Non à cet orage imprévu qui a surgit brutalement dans nos vies,
Non pour effacer tous leur oui humbles et résignés, leurs arrondissements d'angles permanents, leur soumission timide, leur oubli de soi et de respect de soi constant, leur absence de désir propre, d'amour propre, leur volonté de paix qui sert de justification à leur écrasement.
J'ai dit non, ma soeur, pour qu'un jour tu aies le courage de dire non à ton tour, parce que tu vaux mieux que cet homme là et parce que tu mérites toi aussi des paroles douces, quelqu'un qui t'aime et te respecte.