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Friday, 20 June 2014

J'avais des rêves...

Oh oui, j'avais des rêves, des petits rêves tout simples, tout doux. Je les caressais du bout du coeur, les soirs de chagrin bleu de prusse...
Des petits rêves simples, car j'avais bien retenu que "la sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit", mais aussi suffisamment concrets pour être réalisables un jour et me faire avancer sur le chemin de la vie à petits pas sautillants d'un rêve à un autre....

Oui, j'avais des rêves, tendres et moelleux. Ils me tenaient chaud quand la bise soufflait dans mon cou...
Je rêvais d'une petite maison, d'un petit jardin, d'un arbre au milieu, deux enfants qui jouent dans la cour...au fond du jardin, un atelier...
Rien de très clinquant, ni très original, du tout simple, tout rond, une plénitude.
Je n'avais même pas intégré un amoureux dans ce dessin là. 
Je rêvais aussi d'un jour publier un livre ou deux, de raconter quelques histoires, de les dessiner, de leur donner vie, de transmettre une jolie façon de voir le monde...

Alors, Oui j'avais des rêves...

Et aujourd'hui, je n'ai plus rien, mon futur s'est transformé en sable blond, que je n'arrive pas à retenir et qui me glisse entre les doigts...
Je suis triste à cause de ces rêves justement, parce que je ne les réaliserais surement jamais, et que j'aurais pourtant bien aimé, bien aimé ne pas seulement les caresser du bout du coeur. J'aurais bien aimé qu'un jour mes doigts effleurent avec une infinie délicatesse le front duveteux d'un tout petit, ou la page de couverture d'un livre. J'aurais bien aimé.

Et c'est étrange, ce sont ces rêves là qui me donnent des regrets, regrets de n'avoir pas pu tout faire. Ce sont eux qui m'empêchent d'être sereine, alors que je sens bien qu'une partie de moi l'est déjà.

J'ai eu une idée étrange, peut-être finalement que d'avoir perdu cet enfant  une nuit de février, ça a entrouvert en moi une fissure par laquelle mon énergie s'enfuit doucement, et la vie aussi s'en va lentement. On dit que les fissures sont le moyen pour l'âme de trouver de la lumière, je n'avais jamais mesuré à quel point c'était vrai.


Saturday, 17 August 2013

Un Faune est passé



















Un merveilleux travail de Karen Preston





Ma peau porte encore le souvenir de ton souffle léger et glacé...

Petit faune, tu es passé par ici.


Repasseras-tu par là ?



Tu as déposé un peu de givre sur mes paupières encloses...


Petit Faune tu as passé,

Loin de mes jours, tu déambules au gré de tes envies,

Je me souviens....

Le voyage














De mon lit,
Sans bouger,
J'aperçois encore,
Les dernières lueurs du jour.

Savourer sur ma peau,
La caresse du soleil.
Les doigts tièdes et légers
M'effleurent tendrement.
Une douce chaleur,
Me pénètre doucement.

Avant la longue nuit,
Eteinte,
Avant le grand froid qui avance,
Surement,
Je m'endors loin de la douleur,
Dans la poussière d'or.

Tenir encore une nouvelle nuit,
Voir encore se lever l'aube,
Encore une fois...
Le voyage qui commence...

Tuesday, 23 July 2013

Les mots usés...

Il est des mots un peu usés, vieux et cassés qu'on entend si souvent..trop souvent...
Il est des mots lustrés, qui roulent sous la langue,
Il est des mots dont la saveur s'est éteinte depuis trop longtemps...
Il est des mots que je ne me savais pas aimer...
mais depuis que je les murmure secrètement,
que je les murmure pour toi mon aimé,
Il est des mots redevenus précieux,
à nouveau brillants et lumineux.....
....


Sunday, 21 July 2013

Londres...




J'aimerai revivre à nouveau là-bas... dans cette langue autre, ces habitudes si différentes, auprès de ces gens ouverts sans jugement, dans ce monde qui pendant 6 ans a si bien su être ma maison...
Paris est une belle ville mais je n'y retrouve pas mon âme, comme je la trouvais si bien dans les rues de  Londres...La-bas tout était possible, le monde me semblait ouvert et empli de promesses...Ici tout est étroit, cloisonné, petit et mesquin...Je me sens comme un papillon dans une boite de papier...perdue, mes ailes perdent leur magie poudrée à se heurter indéfiniment à mes cloisons de papier....  

Tuesday, 11 September 2012

Je suis differente...


JE SUIS farfelue
FARFELUE, FOfoLLE, follette, FARFELUE, Follette, Follette, FOFOLLE, FOLLE SI FOLLEtte, FARFELUEUUUHH



Je ris très souvent toute seule. Je parle toute seule, mais j’essais de rester discrète, ou alors il faudra que j’investisse dans un kit main libre, histoire d’avoir l’air moins bizarre.

Je suis amoureuse de choses inutiles, sur mes étagères des yeux de poupées en verre tronent dans une fiole, et tiennent compagnie à une poupée africaine sans bras…J’aime la poésie des choses inutiles et je collectionne les petits riens.

Je rêve souvent d’être quelqu’un d’autre. Je me rêve des vies différentes à celle que j’ai…et si…et si…Si j’avais été une artiste? Une jongleuse? Un médecin? Une avocate pour enfant délinquant? Une assistante sociale ou éducatrice? Une politicienne (eurk)? Une navigatrice? Une grimpeuse de buildings? Une cambrioleuse de haut vol? Une CEO de compagnie internationale (héhéhéhéhé, non mais)? Une éleveuse de chèvre sur le Larzac (mmmm le pélardon au miel de mes ruches)? Une potière? Et si? Et si j’étais? Une auteur de livre pour enfants, illustratrice aussi…mmmm ce serait vraiment le pied…

Le week-end, je ne respecte pas l’heure des repas. La seule chose que je respecte, c’est l’espace entre les repas…Quelle que soit l’heure à laquelle je me lève… Des fois, je me dis que je devrais purifier mon corps, alors le samedi, je ne mange pas…jusqu’au soir où je craque, et alors là, je mange encore plus, ce qui n’est évidement pas bon pour la ligne….

J’aime les hommes qui ne m’aiment pas. Ou alors je les aime quand ils ne m’aiment plus…Je les aime à contretemps, à contre-timing, mais jamais à contre cœur…Je dirais que c’est la malédiction de ma vie … Le timing…

Je suis persuadée, non, même je le sais, que mon chat me parle. Quand je lui pose des questions, il me répond…si si si je vous jure que c’est vrai…

Evidement, je ne prends jamais mon parapluie quand il pleut, ca serait trop simple… Par contre, je le sors systématiquement les jours de beaux temps…C’est bien connu, le jour ou j’ai rencontré simplicité, ca devait un jour de myopie intense, et de rêverie maximale, les pieds à peine sur terre, et la tête carrément dans les étoiles…Je l’ai complètement zappée, ignorée, oubliée, peut-être même tuée, la pauvre…En tous cas, je ne lui ai pas serrée la main, ça au moins c'est une chose sure.

J’adore avoir une moustache de chocolat quand je bois un chocolat chaud… Ca me donne un faux air à la Charlie Chaplin…. Et ca me donne l’impression d’être encore une petite fille…Un jour, je serais une mamie avec une moustache de chocolat qui matte les petits jeunes dans le bus, on aura de la chance, si elle ne leur fout pas la main aux fesses et ne finis pas au poste…

Je préfèrerais être naïve et croire tout ce qu’on me dit… J’aimerais être bête, je rêve d'être bête…J’envie profondément les idiots, je me dis que eux au moins sont plus heureux que moi. Ils n’anticipent rien, ne voit pas la mauvaiseté du monde et des gens, ne devine jamais leur pensées profondes, leurs pensées petites…Leur monde se limite à leur petite vie naïve, et des fois, je me dis que c’est surement mieux comme cela.

 J’adore les jeux de séduction, mais quand je désire un homme, je suis intenable, je serais prête à tout pour l’avoir… Je me souviens avoir fait des pirouettes, sauté à pieds joints, fait la roue en pleine rue à Londres quand j’étais amoureuse…6 mois pour lui parler vraiment et lui demander son téléphone, tout ca pour se ramasser l’une des plus grosse claque de ma vie le jour où après ses “je t’aime” il est revenu de vacances avec sa petite amie polonaise de sa vie d’avant…Des mois pour m’en remettre, et surtout pour passer à coté du vrai homme de ma vie que j'ai rencontré juste après…encore un bad timing…

Je suis persuadée qu’à force de me concentrer, je volerais ou je nagerais sous l’eau sans respirer. Je mange mes ongles, j’ai tout essayé pour m’arrêter, mais je n’y arrive pas.. Surement qu’à la fin de ma vie, j’aurais mange deux fois mon poids en ongles…

J’adorerais être d’humeur égale mais malheureusement, quoi que j’y fasse je suis complètement dominée par mes foutues hormones, elles m’écrasent de leur pouvoir, me rendent triste à volonté, et me rendent folle d’énergie les bons jours… Je ne sais pas donc pas contrôler mon énergie, quand j'en ai je la dépense, et les jours de disettes, je me terre chez moi. J’aimerais être un homme, et n’avoir que la testostérone à gérer, être limitée dans mes actions, ne faire qu’une chose après l’autre, tranquillement, surement…

Je trouve que brocolis, torticolis, baracuda, gigolo, piano à queue, crotte de nez sont des mots marrants. J’aime les gens silencieux. Peut-être même plus que ceux qui cherchent à tout prix à attirer l’attention et à tenir le crachoir sur le devant de la scène…Je me dis qu’ils ont surement des choses très intéressantes à dire, et j’habille leurs silence de pensées douces comme des ailes de colombe…

J’éprouve un plaisir particulier à m’offrir tout ce que petite je n’osais pas demander. Je m’offre les choses dont j’ai à peine osé rêver du bout du coeur enfant…

Je me méfie des hommes beaux. D’ailleurs j’ai même une théorie sur eux…quasiment toujours, les vrais papas sont des mecs plutôt quelquonques…Les beaux gars restent longtemps célibataires, et font souvent de bien piètres pères, trop occupés par leur petite personne que par leurs enfants…

Je n’aime pas les talons. Ils m’empêchent d’être pressée, d’aller à mon rythme, c’est à dire d’aller très très vite… C’est tout juste si je ne cours pas, quand je marche…Mais un jour, j’aimerais bien faire une pause, mettre des chaussures plates et marcher très lentement, pour regarder les autres courir et se presser, et moi profiter du rayon de soleil qui court sur ma peau, et du courant d’air qui caresse ma nuque et fait se dresser les petits duvets blonds…Un jour, j’aimerais faire semblant d’être une mamie, juste pour voir ce que ce sera…

Un jour, j’aimerais embrasser une femme juste pour voir ce que ca fait, et aimer tous le reste de ma vie le même homme, pour voir aussi ce que cela fait…Je rêve d’un amour qui dure par delà les temps, même si je sais bien que cela n’existe pas…Mais on peux toujours rêver…Car au fond, ma préoccupation principale, c’est rêver, rêver, encore rêver…et surtout vivre aussi un peu, passionnément, à la folie…

Tuesday, 21 August 2012

L'art de voler




Ce matin j'ai vu sur mon chemin un jeune chien, plus tout à fait un chiot, mais pas encore un adulte, toujours plein de naiveté, d'espoir et avec un imaginaire riche, les yeux dans le vague, le sourire aux babines....

Ce jeune chien voulait jouer avec les pigeons, le voilà qui court avec eux. L'emplummé peu rassuré devant le quatre pattes foufou qui vient droit sur lui, décide de s'envoler, à l'ultime minute...Et voilà, mon jeune chien qui saute haut..tres haut...pour s'envoler lui-aussi comme le pigeon, et le voilà qui retombe décu, attristé, regardant ses pattes d'un air d'incompréhension... Pourquoi son corps lui refuse-t-il la joie de voler, de poursuivre dans le ciel son ami ailé, de faire la course avec les nuages, des loopings dans les feuillages? Pourquoi lui le chien reste-t-il ancré à cette terre, tandis que son ami plummé est déjà loin là-haut?
La déception de l'animal est nettement perceptible...

Plus que de la frustration, on sent qu'à ce moment-là, un rève parfait vient de s'achever.